The Hong Kong Telegraph - Dernier coup de chaud avant le répit attendu en fin de week-end, feu d'ampleur dans les Landes

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Dernier coup de chaud avant le répit attendu en fin de week-end, feu d'ampleur dans les Landes
Dernier coup de chaud avant le répit attendu en fin de week-end, feu d'ampleur dans les Landes / Photo: Sameer Al-DOUMY - AFP

Dernier coup de chaud avant le répit attendu en fin de week-end, feu d'ampleur dans les Landes

Dernier coup de chaud. Une grande partie du pays ploie vendredi sous une énième journée de canicule avant une baisse des températures prévue en fin de week-end, un nouvel épisode de chaleur qui accentue la sécheresse et favorise les incendies, notamment dans les Landes.

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Dans les rues de Lyon, où le mercure affichait 30°C dès 10H00, Michèle Haybret, 72 ans, "n'arrive pas vraiment à (se) réjouir" de l'accalmie annoncée : "même si les températures baissent pendant trois jours, ça ne veut pas dire qu'on n'aura pas de nouveau 40 degrés la semaine prochaine", s'inquiète-t-elle. "Depuis le mois de mai, je souffre !", renchérit l'ingénieure retraitée.

83 départements restent en vigilance orange canicule lors de cette journée de très forte chaleur, contre 75 en début de journée, selon le dernier bulletin de Météo-France.

Les températures ont oscillé entre 35 et 40°C sur les départements en vigilance orange, précise le bulletin.

Quelques semaines à peine après l'épisode caniculaire record de juin, cette nouvelle vague débutée le 28 juillet a dépassé en durée celle de 2003, soit 17 jours.

"Une baisse des températures est attendue progressivement sur une moitié ouest du pays samedi, gagnant plus vers l'est en cours de journée de dimanche", prévoit Météo-France.

Sur un "quart sud-est", la poursuite des conditions caniculaires aura lieu "a minima jusqu'en début de semaine" prochaine.

- "Nuits étouffantes" -

"Ces nuits étouffantes qui s'enchaînent, ça me tue", a confié vendredi matin Alma Tarapi, en prenant son service dans une brasserie marseillaise. "J'ai à peine fermé l'œil cette nuit, il faisait plus de 30 degrés chez moi, j'ai l'impression que ça dure depuis des semaines."

 

Conséquence de la chaleur et de la sécheresse, le niveau du Rhin qui a baissé empêche les navires de remonter jusqu'au port de Strasbourg, entraînant vendredi une pénurie d'essence dans de nombreuses stations de l'est, selon des données officielles.

Les sapeurs-pompiers, eux, luttent depuis le début de la saison estivale contre les flammes, qui ont parcouru au moins 120.000 hectares, selon les estimations provisoires des autorités.

Un nouvel incendie s'est déclaré jeudi dans la forêt des Landes et avait déjà parcouru 1.100 hectares vendredi matin, d'après le préfet.

"Le feu est freiné" grâce notamment à la baisse des températures nocturnes, a assuré le colonel Arnaud Fabre, chef du service départemental d'incendie et de secours (Sdis), redoutant néanmoins les 36°C attendus vendredi après-midi. Les "prochaines heures seront déterminantes", selon le préfet.

- 474 interpellations -

Depuis le début de l'été, 474 personnes ont été interpellées pour incendies volontaires ou involontaires, selon un décompte du ministère de l'Intérieur arrêté jeudi soir.

Parmi elles figurent 183 mineurs, dont un adolescent de 15 ans mis en examen dans le cadre de l'enquête sur l'incendie qui a provoqué la mort de deux sapeurs-pompiers en juillet à Mérignac (Gironde), d'après une source proche du dossier.

Neuf départs de feu sur dix sont liés à des comportements humains, la foudre comptant une grosse part pour les 10% restants. Les plus gros incendies de la saison en France sont d'origine accidentelle, selon les premiers éléments d'enquête.

Quatre départements sont vendredi au niveau le plus élevé de "danger feux" - Mayenne, Deux-Sèvres, Indre-et-Loire et Indre - et 57 autres au niveau "élevé", un cran en dessous, selon la Météo des forêts.

A ce stade, cette vague de chaleur est la troisième la plus longue jamais enregistrée dans le pays, derrière juillet 2006 (21 jours) et juillet 1983 (23 jours).

Elle est aussi la troisième vague de l'été, après celle de fin juin et celle du 4 au 19 juillet. Un épisode caniculaire précoce avait également eu lieu fin mai.

Jusqu'au bout de l'épisode de chaleur, le Secours catholique mène des "maraudes d'hydratation" avec bouteilles d'eau et oeufs durs pour les plus démunis, comme ce vendredi à Toulouse.

"Quand il fait très, très chaud, ils (les sans-abri) sont un peu planqués dans des endroits inaccessibles", regrette auprès de l'AFP Andrew Nguyen, un responsable de l'ONG dont les locaux climatisés restent ouverts pour les accueillir.

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