The Hong Kong Telegraph - D'une "ampleur exceptionnelle", les feux de forêts vont coûter 500 millions d'euros aux assureurs

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D'une "ampleur exceptionnelle", les feux de forêts vont coûter 500 millions d'euros aux assureurs
D'une "ampleur exceptionnelle", les feux de forêts vont coûter 500 millions d'euros aux assureurs / Photo: Ed JONES - AFP/Archives

D'une "ampleur exceptionnelle", les feux de forêts vont coûter 500 millions d'euros aux assureurs

Les incendies d'une "ampleur exceptionnelle" qui ont ravagé la Gironde, les Landes et le Var cet été ont occasionné 25.000 sinistres pour un coût estimé à près de 500 millions d'euros, contre 80 millions pour ceux advenus en 2022.

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Ce premier bilan, donné vendredi par France Assureurs, témoigne de "l'ampleur exceptionnelle des dommages", a souligné la présidente de la fédération qui regroupe quasiment tous les assureurs de France, Florence Lustman.

Le bilan de ces incendies dépasse largement celui des feux de forêt de l'été 2022 en France. Entre début juin et fin septembre, ceux-ci avaient donné lieu à l'époque à environ 2.000 déclarations pour un coût de 80 millions d'euros.

Le coût est encore susceptible d'être revu à la hausse, car il est basé sur les dossiers recensés jusqu'à la mi-août et les sinistrés ont exceptionnellement jusqu'au 31 août pour déclarer leurs dégâts.

"C'est vraiment pour nous un événement nouveau, exceptionnel. On n'a jamais connu ça sur ces 20 dernières années", a commenté vendredi sur BFM Business, Adrien Couret, directeur général d'Aéma Groupe (Aésio, Macif, Abeilles assurances).

Interrogé sur l'apparition de zones non-assurables en raison des risques climatiques, M. Couret a indiqué que c'était "une question qu'il faudra se poser à l'avenir au niveau du secteur".

"Une façon de l'empêcher, ça serait de développer une politique de prévention, d'adaptation du territoire beaucoup plus forte, parce qu'on connaît aujourd'hui les zones du territoire qui sont exposées à la submersion marine, à des inondations, aux incendies (...) ça nécessite de travailler ensemble, d'anticiper. On n'est pas très fort aujourd'hui sur le sujet", a-t-il ajouté.

Le directeur général de la Maif, Pascal Demurger, a lui plaidé vendredi pour "une régulation", une "mutualisation" entre assureurs de certaines régions qui risquent autrement de se retrouver non-assurables "si on laisse juste le marché faire" car alors "il y a un vrai risque que des assureurs se retirent des zones les plus exposées parce qu'elles ne sont pas rentables", a-t-il mis en garde, interrogé sur TF1.

- Mégafeux -

Parmi les 25.000 dossiers déposés chez les assureurs concernant les incendies de cet été, 21.000 concernent les biens des particuliers. Ce chiffre inclut la prise en charge des frais de relogement pour une partie des 30.000 personnes qui avaient reçu l'ordre des autorités d'évacuer leur domicile.

Du côté des professionnels (artisans, commerçants, entreprises, agriculteurs) et des collectivités territoriales, près de 3.000 déclarations ont été enregistrées.

Parmi eux, plus de 1.800 dossiers ont été ouverts au titre des "pertes d'exploitation", c'est-à-dire la perte de chiffre d'affaires et de revenus provoquée par l'arrêt forcé de l'activité économique.

Évaluées à près de 30 millions d'euros, ces pertes d'exploitation sont survenues dans la très grande majorité des cas sans que les entreprises ne subissent de dégâts matériels directs, précise la fédération.

Pour la quasi-totalité des sinistres touchant des habitations ou des entreprises et nécessitant une expertise, une visite a déjà été effectuée ou doit l'être dans les prochains jours, assure la fédération.

Ce bilan financier s'inscrit dans un été 2026 marqué par des canicules à répétition et une sécheresse historique, au cours duquel près de 100.000 hectares de forêt sont partis en fumée en France, un record en vingt ans de mesures satellitaires.

Le sinistre le plus vaste a frappé la Gironde, où 42.000 hectares ont été dévorés à la mi-juillet, du jamais vu depuis 1949. Quelque 180 habitations ont été détruites au village du Porge, de loin le plus touché.

En déplacement dans la région mi-août, le Premier ministre Sébastien Lecornu avait affirmé vouloir "sortir l'artillerie lourde", annonçant 12 millions d'euros d'aides immédiates, un dégrèvement fiscal pour les entreprises touchées et une accélération de la délivrance des permis de construire pour les habitations à reconstruire.

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