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Casinos et hôtels: Barrière mise sur l'"art de vivre à la française" pour s'exporter
Casinos et hôtels: Barrière mise sur l'"art de vivre à la française" pour s'exporter / Photo: MYCHELE DANIAU - AFP/Archives

Casinos et hôtels: Barrière mise sur l'"art de vivre à la française" pour s'exporter

Au terme d'une "très belle année", le groupe français de casinos et d'hôtels Barrière veut réorganiser ses marques et mise sur l'"art de vivre à la française" pour mieux s'exporter et se diversifier, explique son directeur général Grégory Rabuel à l'AFP.

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"Il n'y a pas beaucoup d'entreprises 100% françaises dans notre domaine, on défend ce modèle", détaille-t-il.

Les vingt hôtels du groupe vont être réunis sous la bannière "Barrière Collection", avec les marques Fouquet's et Maison Barrière comme principales vitrines et l'objectif de doubler le parc hôtelier d'ici dix ans.

Le palace du groupe à Courchevel, dans les Alpes françaises, et le 5 étoiles de Saint-Barthélémy, dans les Antilles françaises deviendront des Fouquet's dès le 1er décembre, rejoignant le célèbre établissement parisien - actuellement en rénovation - et le Fouquet's New York ouvert il y a trois ans.

"Nous allons développer dans le monde entier des projets d'hôtels Fouquet's", une marque qui sera réservée à l'hôtellerie, à l'exception de la célèbre brasserie Fouquet's des Champs-Elysées à Paris et de son homologue new-yorkaise, détaille le dirigeant.

La marque Maison Barrière, lancée début 2025 à Paris pour des établissements "boutique hôtels, plus intimistes, plus discrets", a également vocation à se développer à l'étranger avec une première adresse signée à Lisbonne pour un hôtel et une résidence hôtelière haut de gamme, poursuit-il.

"On est désormais dans une dynamique de développement à l'international puisqu'on a une dépendance au marché français qui est trop importante" avec 85% du chiffre d'affaires, indique-t-il.

Parmi les destinations visées, les Etats-Unis, les capitales européennes, des lieux de villégiature de luxe comme les Maldives ou plus insolites comme la Laponie.

"Quand on discute avec les investisseurs à l'étranger on se rend compte que c'est important d'avoir plusieurs marques et typologies d'hôtels à leur proposer", estime-t-il.

Parallèlement, le groupe "investit massivement" dans ses établissements historiques dans des stations baléaires françaises (L'Hermitage à La Baule, Le Normandy à Deauville ou le Majestic à Cannes...) "pour les moderniser, pour que l'expérience de montée en gamme soit vraiment perçue et perceptible par nos clients".

"On compte aussi beaucoup sur ces établissements parce que c'est ce qui fait notre réputation et nous permet de nous développer à l'international", où le groupe privilégie le modèle des contrats de management.

- "Désirabilité" -

Si Barrière tire encore 70% de son chiffre d'affaires des casinos, ce sont l'hôtellerie (+5% en un an) et la restauration (+10%) qui tirent la croissance, indique-t-il.

Sur l'exercice 2025 clos fin octobre, Barrière a enregistré une hausse de 3,5% de son chiffre d'affaires à environ 1,450 milliard d'euros.

Côté restauration, Barrière s'appuie sur le groupe Loulou racheté en 2024. Après l'ouverture d'un Loulou dans son palace de Courchevel où "le succès a été immédiat et la désirabilité de l'hôtel a explosé", le groupe qui gère 150 restaurants a ouvert avec le fondateur de Loulou Le Grand Café au sein de l'espace événementiel du Grand Palais à Paris, relève le dirigeant, qui compte déployer ce concept notamment à Londres.

Et côté casinos, "nous avons aussi modifié notre marque", devenue "Barrière Casino", et "nous allons nous servir de notre savoir-faire dans l'hôtellerie pour appliquer les mêmes codes aux casinos", détaille-t-il.

"Depuis deux ans et demi, nous sommes dans une transformation très significative avec des investissements de près de 100 millions d'euros par an dans nos hôtels, nos restaurants, nos casinos, dans toutes nos destinations", estime le dirigeant recruté par Joy Desseigne-Barrière et son frère Alexandre peu de temps après leur arrivée à la présidence du groupe, au terme d'une longue bataille avec leur père Dominique Desseigne.

L'internationalisation concerne aussi les casinos avec un nouveau projet prévu à Tirana, en Albanie, d'ici un an qui rejoindra les casinos internationaux du groupe (3 en Suisse, 2 en Egypte, et un en Côte-d'Ivoire pour 34 casinos au total).

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