The Hong Kong Telegraph - La Bourse de Paris en net repli dans le sillage des tensions entre Européens et Américains

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La Bourse de Paris en net repli dans le sillage des tensions entre Européens et Américains
La Bourse de Paris en net repli dans le sillage des tensions entre Européens et Américains / Photo: Thomas SAMSON - AFP/Archives

La Bourse de Paris en net repli dans le sillage des tensions entre Européens et Américains

La Bourse de Paris baisse nettement mardi, freinée par les vives tensions entre Bruxelles et Washington, en plein bras de fer sur le Groenland et alors que Donald Trump menace Paris de nouveaux droits de douanes faramineux sur ses vins et champagnes.

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L'indice vedette CAC 40 reculait de 1,03% vers 10H00, soit de 83,23 points, à 8.028,79 points. La veille déjà, le CAC 40 s'est fortement replié, perdant 146,92 points (-1,78%), pour s'établir à 8.112,02 points à la clôture, signant sa pire séance depuis le début de l'année.

"Les entreprises européennes les plus exposées aux droits de douane américains sont les plus pénalisées" sur les marchés, bien que les investisseurs "les plus optimistes estiment que la saga du Groenland n'est qu'un nouvel exemple de la tactique de négociation américaine désormais bien connue: frapper d'abord, discuter ensuite", abonde Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote Bank.

Mardi matin, le président américain a menacé d'imposer des droits de douane de 200% sur les vins et champagnes français en réponse au refus de son homologue Emmanuel Macron de rejoindre son "Conseil de paix" pour Gaza.

Parmi les valeurs du secteur cotées à Paris, LVMH (qui détient Moët Hennessy, sa filière champagne) perdait 2,14% à 570,30 euros, Rémy Cointreau 1,95% à 38,34 euros, Laurent-Perrier 0,66% à 90,20 euros et Marie Brizard 1,41% à 2,79 euros.

Les marchés restent pour le moment "suspendus à la réaction de l'Union européenne, encore silencieuse", retient John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion Private Bank.

Donald Trump a également dit s'attendre à une faible résistance des dirigeants européens à sa volonté de s'emparer du Groenland et annoncé une réunion à Davos (Suisse) "des différentes parties".

- La politique française "au second plan" -

En France, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé lundi engager la responsabilité de son gouvernement sur la partie recettes du budget de l'État pour 2026 par le recours au 49.3, qui devrait permettre la promulgation du texte avant la mi-février.

Emmanuel Macron a salué devant les ministres une copie budgétaire qui "permet de contenir le déficit à 5%" du Produit intérieur brut (PIB).

Toutefois, "les investisseurs se focalisent à 100% sur les annonces du président Trump. La politique, qui pourtant a une importance cruciale pour l'économie française, passe au second plan", estime John Plassard.

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