The Hong Kong Telegraph - Les marchés prudents face à la libération de réserves stratégiques de pétrole

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Les marchés prudents face à la libération de réserves stratégiques de pétrole
Les marchés prudents face à la libération de réserves stratégiques de pétrole / Photo: ERIC PIERMONT - AFP/Archives

Les marchés prudents face à la libération de réserves stratégiques de pétrole

Les marchés financiers accueillent prudemment le déblocage des réserves stratégiques de pétrole de certains pays du G7 pour faire face à la flambée du brut provoquée par la guerre au Moyen-Orient, avec un ralentissement de la hausse des cours.

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Le Japon et l'Allemagne ont annoncé dans la matinée qu'ils libéreraient une partie de leurs réserves de pétrole pour diminuer la pression sur les prix, à quelques heures de la réunion de chefs d'Etat et de gouvernement du G7 sur la question.

Ces annonces "s'inscrivent dans une réflexion coordonnée", a précisé dans la foulée le ministre français de l'Economie, Roland Lescure.

Après avoir grimpé de plus de 5% plus tôt, le baril de WTI, référence du marché américain, ne prenait plus que vers 2,05% à 85,16 dollars, dans la foulée de ces annonces à 11H20 GMT.

Le baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, ne grimpait plus que de 1,95% à 89,51 dollars.

Du côté des Bourses, les indices européens reculaient, mais moins fortement qu'en début de séance. Après avoir cédé plus de 1%, Paris perdait 0,30%, Francfort 0,77% et Milan 0,30%. Londres cédait 0,51%.

A Wall Street, les contrats à terme sur les principaux indices présageaient une ouverture en légère hausse.

- "Très difficile à prévoir" -

Les cours des hydrocarbures grimpent depuis le début du conflit, le brut ayant même frôlé les 120 dollars le baril en début de semaine, en raison des perturbations que le conflit provoque dans ce détroit où transite 20% de la production mondiale.

Les ministres de l'Energie du G7 avaient déjà affirmé dans un communiqué commun mercredi être "prêts" à prendre "toutes les mesures nécessaires", face à cette hausse des prix, en coordination avec l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

Reste que l'incertitude demeure et les investisseurs restent prudents.

"Les événements liés à la guerre en Iran continuent de se précipiter et demeurent très difficiles à prévoir", relève Andreas Lipkow, analyste pour CMC Market.

Depuis une dizaine de jours, les marchés vivent au rythme de la guerre au Moyen-Orient, démarrée le 28 février par les frappes israélo-américaines sur l'Iran suivies de représailles de Téhéran contre plusieurs pays de la région.

Les indices boursiers avaient nettement rebondi en Europe mardi après que le président américain eut assuré que le conflit était "quasiment" fini, provoquant un recul des prix du pétrole.

Mais "les investisseurs attendent maintenant des preuves concrètes" et "un retour au calme dans le détroit d’Ormuz", indique John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement de Cité Gestion Private Bank.

Cela ne semble d'ailleurs toujours pas d'actualité: un navire marchand thaïlandais a été attaqué mercredi près du détroit et des opérations sont en cours "pour secourir" trois des 23 membres d'équipage, a annoncé la marine thaïlandaise.

- Les taux grimpent-

Signe de tension: les taux d'intérêt de la dette souveraine des pays européens repartent à la hausse, face aux craintes d'un regain d'inflation sur le continent en raison de la flambée des prix de l'énergie.

Vers 11H20 GMT, le taux d'intérêt à échéance dix ans de la dette allemand, référence en Europe, atteignait 2,88%, contre 2,83% la veille en clôture. Son équivalent français grimpait à 3,50%, contre 3,44% mardi soir.

Dans ce contexte, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) Christine Lagarde a affirmé mardi que l'institution monétaire ferait tout ce qui est "nécessaire" pour que "l'inflation soit sous contrôle" face à la flambée des prix de l'énergie provoquée par la guerre au Moyen-Orient.

Hors zone euro, le taux d'intérêt britannique à échéance dix ans atteignait 4,62%, contre 4,55%.

Sur le marché des changes, le dollar restait stable (-0,15% à 1,1607 dollar pour un euro).

Du côté des valeurs, Rheinmetall, premier groupe allemand de défense, reculait de 3,48% à Francfort, après avoir annoncé des prévisions légèrement en deçà des attentes pour 2026 sur son résultat opérationnel notamment, selon une note de la banque Berenberg.

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