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Hantavirus: "Notre travail n'est pas terminé", met en garde le patron de l'OMS
Hantavirus: "Notre travail n'est pas terminé", met en garde le patron de l'OMS / Photo: JAVIER SORIANO - AFP

Hantavirus: "Notre travail n'est pas terminé", met en garde le patron de l'OMS

"Notre travail n'est pas terminé": au lendemain de la fin des opérations d'évacuation du Hondius aux Canaries, le patron de l'OMS a averti mardi que de nouveaux cas positifs au hantavirus pourraient être prochainement signalés et appelé à respecter "les conseils et les recommandations" de son institution.

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Plus de vingt pays différents sont concernés par les évacuations qui ont eu lieu dans le port de Granadilla de Abona, sur l'île de Tenerife, aux Canaries, d'où le Hondius est reparti lundi soir vers les Pays-Bas, avec une partie de son équipage, un médecin et une infirmière à bord.

"Compte tenu de la longue période d'incubation du virus (...) d'autres cas" pourraient apparaître dans les semaines à venir, a mis en garde mardi Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d'une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre espagnol à Madrid.

"J'espère qu'ils suivront nos conseils et nos recommandations", a-t-il ajouté, interrogé sur la multiplicité des pays concernés par la crise sanitaire, qui n'appliquent pas tous le même protocole.

- "Pas de frontières" pour les virus -

"L'OMS dispose de directives claires", a rappelé le directeur général de l'OMS, tout en soulignant aussi les limites liées à "la question de la souveraineté" nationale.

"Nous ne pouvons pas contraindre les pays à appliquer nos protocoles. Nous pouvons seulement conseiller et recommander", a-t-il poursuivi: "J'espère que (les pays) suivront les conseils et les recommandations que nous faisons".

"La recommandation de l'OMS" est de "suivre activement" les personnes évacuées "dans un centre de quarantaine désigné ou à domicile, pendant 42 jours à compter de la dernière exposition, qui est le 10 mai, ce qui nous amène au 21 juin", a détaillé Tedros Adhanom Ghebreyesus.

"Les virus ne connaissent pas de frontières", a insisté le patron de l'OMS.

Face à ces protocoles qui peuvent être différents d'un pays à un autre, le Premier ministre français Sébastien Lecornu s'est d'ailleurs prononcé mardi pour une "coordination plus étroite" des protocoles sanitaires au sein de l'Union européenne et de l'espace Schengen, pour "casser les éventuelles chaînes de transmission".

Trois personnes ayant voyagé à bord du Hondius sont mortes: dans deux cas, l'OMS a confirmé une infection à l'hantavirus, le troisième étant un cas probable. Outre ces trois décès, sept cas positifs confirmés et un autre probable ont été signalés, tous des anciens passagers ou membres d'équipage du navire à ce stade, selon un décompte de l'AFP à partir de données officielles.

Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a de son côté salué aux côtés de Tedros Adhanom Ghebreyesus la réussite de cette opération d'évacuation du Hondius: "Le monde n'a pas besoin de plus d'égoïsme, ni de plus de peur", a-t-il lancé, allusion aux réticences de certains face à l'accueil du navire pour procéder à ces opérations.

"Ces derniers jours, nous avons entendu de nombreux représentants publics se demander pourquoi le pays africain du Cap-Vert n'accueillait pas l'opération", a rappelé le chef du gouvernement, faisant référence sans le citer au président régional des Canaries notamment.

- "Population préoccupée" -

"Mais pour nous, il était clair que ce n'était pas la question, que la vraie question en était une autre (...) Pourquoi ne viendrions-nous pas en aide à ceux qui en ont besoin si nous en avons les moyens ?", a-t-il ajouté.

Avant de se rendre aux Canaries, le MV Hondius s'était vu refuser début mai l'accès au port de Praia, la capitale du Cap-Vert, où il avait achevé une croisière entamée à Ushuaïa en Argentine.

Le chef de l'OMS a dit "comprendre parfaitement que la population de Tenerife ait pu être préoccupée par le débarquement sur ses côtes" des passagers et membres d'équipage mais a expliqué avoir tout fait pour contenir les risques de propagation.

La crise à bord du MV Hondius a ravivé les souvenirs de la pandémie de Covid-19, même si l'OMS martèle que la situation actuelle n'est pas comparable à celle de 2020.

L'hantavirus se transmet généralement à partir de rongeurs infectés, le plus souvent par l'intermédiaire de leur urine, de leurs excréments et de leur salive.

La variante du virus détectée à bord du Hondius, l'hantavirus Andes, est une souche rare qui peut se transmettre d'humain à humain.

姜-A.Jiāng--THT-士蔑報