The Hong Kong Telegraph - La guerre s'intensifie au Moyen-Orient, une centrale électrique touchée au Koweït

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La guerre s'intensifie au Moyen-Orient, une centrale électrique touchée au Koweït

La guerre s'intensifie au Moyen-Orient, une centrale électrique touchée au Koweït

La guerre connaît une nouvelle escalade au Moyen-Orient, où les infrastructures civiles dans le Golfe sont prises pour cible: les Etats-Unis ont bombardé l'Iran dans la nuit, et Téhéran a riposté samedi en visant ses voisins, notamment une centrale électrique et de dessalement au Koweït.

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La veille au soir, un conseiller du guide suprême iranien avait menacé d'entrer dans une "phase d'offensive totale" si les frappes américaines se poursuivaient au-delà de "deux-trois jours".

Téhéran a frappé des infrastructures civiles au Koweït pour le deuxième jour consécutif, alors que son armée avait principalement ciblé des bases américaines depuis la reprise des hostilités qui ont fait voler en éclat le protocole d'accord du 17 juin il y a plus d'une semaine.

Selon les autorités koweïtiennes, les frappes ont gravement endommagé un site pétrolier et provoqué un incendie ainsi que la mise à l'arrêt de plusieurs unités de production dans une centrale électrique et de dessalement d'eau, une autre installation similaire ayant déjà été touchée la veille.

Les autorités ont condamné "le ciblage répété de ces installations vitales", révélant selon elles "une démarche hostile systématique" de ces "infrastructures essentielles et mettant en danger la vie et la sécurité des civils".

En Iran, bombardé à nouveau pendant la nuit, le ministre des Routes et du développement urbain, Farzaneh Sadegh, a accusé "l'ennemi" de viser "les voies de communication et de transit du pays" pour l'isoler du monde.

- "Complètement détruit" -

Les autorités locales d'Hormozgan, province donnant sur le détroit d'Ormuz et plusieurs fois visée ces derniers jours, ont affirmé que les attaques américaines avaient "complètement détruit" une station de pompage d'eau de mer et un transformateur électrique d'une usine de dessalement.

L'armée américaine a, elle, indiqué avoir attaqué dans la nuit en Iran "des sites de surveillance, des infrastructures logistiques militaires, des dépôts souterrains d'armes et des moyens maritimes", sans mentionner de cibles civiles.

La veille, l'ONU avait jugé "inacceptables" ces attaques d'infrastructures civiles, qui marquent une nouvelle intensification du conflit. L'Iran avait notamment accusé les Etats-Unis d'avoir bombardé son réseau électrique, des ponts et des infrastructures de télécommunication, commettant ainsi des "crimes de guerre".

Le président américain Donald Trump avait soutenu mardi qu'il frapperait des centrales électriques et des ponts en Iran la semaine prochaine, à moins que les Iraniens ne "s'assoient à la table des négociations".

Les attaques se multiplient dans la région depuis la reprise du conflit le 7 juillet, d'une ampleur sans précédent depuis le cessez-le-feu conclu en avril pour mettre fin à la guerre déclenchée par l'offensive israélo-américaine sur l'Iran fin février.

Les frappes mutuelles sont désormais quotidiennes, avec des incidents maritimes en série, principalement dans le détroit d'Ormuz. Son déverrouillage par l'Iran était la principale victoire du protocole d'accord censé mener à la paix, mais le trafic maritime y est désormais à nouveau pratiquement à l'arrêt.

Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique, ont prévenu que les frappes "se poursuivront jusqu'au retour du calme sur la côte sud et dans le détroit d'Ormuz" - la côte iranienne et l'île de Qeshm dans le détroit ayant été plusieurs fois bombardés ces derniers jours.

Près d'un cinquième du commerce mondial d'hydrocarbures transitait par ce détroit stratégique avant la guerre. L'Iran le verrouillant à nouveau, les Etats-Unis ont réimposé le blocus des ports iraniens qui avait été levé par le protocole.

- Navires "stoppés" dans le détroit -

Les Gardiens ont annoncé samedi avoir "stoppé" à coup de drones et de missiles quatre navires qui tentaient de franchir sans leur autorisation le détroit où, toujours selon Téhéran, deux pétroliers ont sauté sur des mines.

"Deux pétroliers, qui tentaient de traverser le champ de mines situé au sud du détroit d'Ormuz, trompés par les services de renseignement américains, ont explosé et pris feu", ont-ils affirmé, sans préciser la nationalité des navires ni s'il y avait des victimes.

Le Commandement de l'armée américaine pour le Moyen-Orient (Centcom) a démenti.

Dans la foulée de l'attaque sur le Koweït, la compagnie aérienne nationale a annoncé le report de la plupart de ses vols "en raison de la suspension temporaire du trafic aérien à l'aéroport international du Koweït à la suite des attaques de roquettes et de drones consécutives à l'agression iranienne".

La Jordanie a aussi été visée et ailleurs dans le Golfe, un journaliste de l'AFP a entendu plusieurs explosions à Manama (Bahreïn) après le déclenchement de sirènes d'alerte, l'armée indiquant peu après avoir intercepté une nouvelle vague d'attaques iraniennes. L'armée iranienne avait dit y avoir ciblé une base américaine.

burx-mdh/hme

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