The Hong Kong Telegraph - Le Salon mondial du mobile de Barcelone, entre guerre au Moyen-Orient et nouveautés technologiques

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Le Salon mondial du mobile de Barcelone, entre guerre au Moyen-Orient et nouveautés technologiques

Le Salon mondial du mobile de Barcelone, entre guerre au Moyen-Orient et nouveautés technologiques

Malgré "l'impact certain" de l'absence contrainte d'entreprises du Moyen-Orient et une manifestation de militants appelant au boycott du pavillon d'Israël, le Salon mondial du mobile organisé à Barcelone a exposé lundi une série de nouveautés technologiques, principalement autour de l'IA, dans un secteur ultra-concurrentiel.

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L'événement, grand rendez-vous annuel des professionnels du secteur des télécoms et des services connectés, a réuni des dizaines de milliers d'exposants, intervenants et visiteurs férus de technologies.

Mais deux jours après le début de frappes aériennes américano-israéliennes visant l'Iran, l'actualité internationale s'est, comme souvent, immiscée directement dans les allées du salon.

Sans pouvoir le mesurer "pour l'instant", "il est certain que les restrictions de voyage (dues aux fermetures d'espaces aériens, NDLR) ont un impact", a reconnu auprès de l'AFP Lara Dewar, responsable marketing de l'Association mondiale des opérateurs télécoms (GSMA), qui organise le salon.

Parmi la trentaine d'exposants israéliens attendus --comme DeepKeep, une plateforme de sécurité IA--, plusieurs n'ont ainsi pas pu venir.

"Nos vols (...) ont été annulés et nous n'avons pas pu rejoindre Barcelone", faisant baisser de 25 à 16 le nombre d'entreprises présentes au pavillon Israël, a indiqué Nofar Moradian-Shiber, responsable à l'Institut israélien pour l'export (IEI), dans un communiqué transmis à l'AFP.

D'après la presse espagnole, "des milliers" d'annulations ont été enregistrées au total en raison de la fermeture de nombreux aéroports au Moyen-Orient.

Dans la matinée, le président de la région de Catalogne, Salvador Illa, avait pourtant tenu à minimiser la situation, évoquant des "perturbations très, très limitées".

- "Continuer à boycotter" -

Mais, illustration de la sensibilité du sujet, plusieurs entreprises israéliennes interrogées par l'AFP au cours de la journée n'ont pas souhaité s'exprimer publiquement sur les conséquences de la guerre pour leurs activités.

D'après les organisateurs, aucune entreprise iranienne n'était attendue cette année au salon.

Sur scène, le patron de la GSMA, Vivek Badrinath, a quant à lui directement fait référence à l'actualité lors de la première grande table ronde de la journée, partageant des "pensées (pour) tous ceux affectés par le conflit".

Juste avant cela, une trentaine de manifestants s'étaient réunis à l'entrée du centre des congrès. "Boycott à Israël, boycott aux Etats-Unis !", a scandé le petit groupe encadré par quelques policiers.

"Décolonisons la technologie", pouvait-on encore lire sur une des pancartes brandies.

"On avait déjà prévu de manifester avant même les actions de ce week-end. Et, donc, ce que (les Israéliens) ont fait prouve suffisamment que nous devons continuer à les boycotter parce qu'ils n'écoutent personne et ils font tout pour leurs intérêts", a dénoncé un porte-parole, Roland Mimi Ngoy.

- Ode à la "compétitivité" européenne -

L'actualité internationale n'a toutefois pas complètement éclipsé les débats sur les progrès techniques des télécoms, dans un secteur chamboulé par l'IA.

Le groupe chinois Honor a notamment exposé en grande pompe son tout premier téléphone-robot dopé à l'intelligence artificielle.

De son côté, le géant américain Amazon a annoncé un investissement massif de 18 milliards d'euros dans le "cloud" et l'IA en Espagne, venant s'ajouter à 15,7 milliards déjà officialisés en 2024 pour une période de dix ans.

"Dans un monde rempli d'incertitudes, notre pays est une valeur sûre", s'est immédiatement félicité sur le réseau social X le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, depuis les coursives du salon.

Sur la souveraineté technologique, attendue comme l'un des thèmes phares de cette édition qui se terminera jeudi, plusieurs patrons ont aussi plaidé lundi pour une montée en puissance européenne.

"Nous avons besoin de grandes entreprises qui prennent plus de risques, attirent de meilleurs talents et disposent d'investissements technologiques plus importants", a exhorté Marc Murtra, président de l'opérateur espagnol Telefónica, tandis que la directrice générale d'Orange, Christel Heydemann, a appelé à une simplification de la règlementation européenne pour encourager "la compétitivité" des entreprises de télécommunications.

Les satellites de communication, les réseaux 5G et 6G ont été d'autres questions abordées, au moment où les fabricants doivent composer avec une hausse du prix des puces de mémoire vive (RAM), faisant craindre une baisse importante des ventes cette année.

文-L.Wén--THT-士蔑報