The Hong Kong Telegraph - Classement sans suite autour d'un "prétendu" produit stupéfiant pour Rima Hassan

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Classement sans suite autour d'un "prétendu" produit stupéfiant pour Rima Hassan
Classement sans suite autour d'un "prétendu" produit stupéfiant pour Rima Hassan / Photo: Blanca CRUZ - AFP/Archives

Classement sans suite autour d'un "prétendu" produit stupéfiant pour Rima Hassan

LFI dénonce un "naufrage médiatique et judiciaire": la procédure concernant "la prétendue découverte d'un produit stupéfiant" dans les affaires de son eurodéputée Rima Hassan lors de sa garde à vue il y a une semaine a été classée "sans suite", selon son avocat.

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"Je ne vais pas me contenter de rétablir la vérité", a posté sur le réseau social X Rima Hassan, selon qui des "plaintes sont à l'étude concernant les médias et personnalités ayant diffusé ces fausses informations".

Cette décision "vient mettre un terme définitif à la diffusion, depuis plusieurs jours, de fausses informations portant gravement atteinte à la réputation de Rima Hassan, ainsi qu'à la formation politique à laquelle elle appartient", souligne l'avocat de l'eurodéputée Vincent Brengarth dans un communiqué.

Me Brengarth rappelle que Rima Hassan "a toujours été catégorique" sur le fait qu'il s'agissait "d'un achat à usage médical parfaitement légal, attesté par un ticket de caisse dans une boutique de CBD à Bruxelles dont elle a immédiatement donné les coordonnées".

Jeudi dernier, Rima Hassan avait été convoquée et placée en garde à vue, ce dont la presse s'était fait l'écho. A son issue, le parquet avait indiqué qu'elle serait jugée pour apologie du terrorisme, pour l'un de ses posts sur X.

La presse avait évoqué, de source proche du dossier, la découverte de "quelques grammes" d'une drogue de synthèse dans le sac de l'élue de 33 ans.

Le parquet de Paris avait mentionné "la présence de matières s'apparentant d'une part à du CBD et d'autre part à de la 3MMC (une drogue de synthèse, NDLR)". Et le ministère public indiquait qu'il fallait attendre les résultats "d'analyses complémentaires" du produit pour se prononcer.

Les "fuites nombreuses observées dans la presse apparaissent dès lors d'autant plus indignes et lourdes de conséquences", pointe l'avocat de l'eurodéputée.

- "Cabale politique" et "barbouzeries" -

A ses yeux, "il ne s'agit pas d'un simple classement sans suite mais d'une situation d'une extraordinaire gravité". La "divulgation de fausses informations dans le cadre de la procédure vient en effet confirmer l'existence de procédés déloyaux et illégaux, en fait des manipulations, visant délibérément à nuire à Rima Hassan: les autorités doivent en tirer toutes les conséquences", insiste Me Brengarth.

Le garde des Sceaux Gérald Darmanin est monté au front mercredi, expliquant avoir saisi l'Inspection générale de la Justice sur ces fuites, en réponse à une question du député LFI Thomas Portes qui demandait le départ du porte-parole du ministère de la Justice, Sacha Straub-Kahn.

Le Canard Enchaîné affirme que M. Straub-Kahn aurait échangé avec plusieurs journalistes pendant l'audition de Rima Hassan et discuté du contenu de sa garde à vue.

Ce magistrat a dénoncé sur X des "allégations mensongères du Canard Enchaîné" et déposé à son tour plainte, pour diffamation, ainsi que pour des "injures antisémites inacceptables" dont il serait depuis la cible.

Me Brengarth met en avant ce classement sans suite qui, selon lui, "anéantit la légalité, la crédibilité et l'impartialité de la procédure ayant donné lieu au renvoi de Rima Hassan devant le tribunal correctionnel".

LFI a dénoncé dans un communiqué un "naufrage médiatique et judiciaire", démontrant "l'ampleur de la cabale politique et des barbouzeries judiciaires que subissent Rima Hassan et La France insoumise depuis maintenant plusieurs mois".

Pour la formation de Jean-Luc Mélenchon, "le gouvernement doit désormais prendre toutes les mesures nécessaires pour qu'il soit mis fin immédiatement à ces méthodes et que soient urgemment rétablies dans notre pays les règles élémentaires d'un État de droit".

La France insoumise rappelle aussi qu'elle a d'ores et déjà saisi l'Arcom, le régulateur des médias, "à propos de ce traitement médiatique diffamatoire".

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