The Hong Kong Telegraph - Au moins 25 morts à Kiev dans les pires frappes russes sur la capitale ukrainienne

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Au moins 25 morts à Kiev dans les pires frappes russes sur la capitale ukrainienne
Au moins 25 morts à Kiev dans les pires frappes russes sur la capitale ukrainienne / Photo: Roman PILIPEY - AFP

Au moins 25 morts à Kiev dans les pires frappes russes sur la capitale ukrainienne

La capitale ukrainienne a subi au cours de la nuit la pire frappe de drones et missiles russes depuis le début de la guerre, qui a fait au moins 25 morts et 85 blessés, Kiev promettant jeudi de rendre coup pour coup à Moscou qui a annoncé son intention de poursuivre ses attaques.

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"La Russie frappe des cibles civiles uniquement pour contraindre l'Ukraine à renoncer à son État", a dit le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui s'est rendu sur les lieux des bombardements, assurant que l'Ukraine riposterait à ces bombardements.

Plus de quatre ans après le début de l'invasion du pays par l'armée russe, celle-ci lance régulièrement des frappes massives impliquant des centaines de drones et dizaines de missiles sur l'Ukraine et sur sa capitale. Kiev, avec des moyens bien moindres notamment en matière de missiles, a aussi fait monter en puissance ses attaques sur le territoire russe, portant un coup notamment au secteur pétrolier.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, l'Ukraine a été visée par 496 drones et 74 missiles de différents types, dont respectivement 476 et 48 ont été interceptés, selon l'armée de l'air ukrainienne.

La capitale, Kiev, a en particulier été ciblée. Des journalistes de l'AFP ont entendu des explosions pendant plusieurs heures et l'alerte aérienne a duré plus de 11 heures d'affilée. Dans l'un des quartiers touchés, un journaliste a vu un corps extrait des débris.

Selon les services de secours, 25 personnes ont été tuées lors de cette attaque et 85 blessés, dont deux enfants.

Des pans entiers de bâtiments résidentiels se sont effondrés, un bâtiment abritant des ambulances a été touché et, selon la porte-parole de l'UE Anitta Hipper, des débris sont tombés sur un bâtiment qui "accueillait plusieurs diplomates".

L'un des principaux entrepôts de la Croix-Rouge ukrainienne renfermant des fournitures humanitaires a aussi été "détruit". Ailleurs, c'est un stock de 800.000 livres d'une maison d'édition qui a été perdu.

- "Tueries insensées" -

Il s'agit de l'attaque "la plus massive" sur la capitale depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine en 2022, a affirmé le maire Vitali Klitschko, qui a déclaré vendredi "jour de deuil".

Volodymyr Zelensky a de son côté exhorté ses alliés à livrer davantage de moyens de défense antiaérienne à son pays. Il a dit espérer que le sujet soit abordé lors du sommet de l'Otan prévu dans quelques jours à Ankara.

Le président américain Donald Trump, qui a entrepris depuis son retour au pouvoir des efforts de médiation du conflit, a dit souhaiter un accord de paix entre Kiev et Moscou pour mettre fin aux "tueries insensées".

Pour Berlin, l'attaque russe souligne que "Poutine ne montre aucune volonté de négocier". Paris a également dénoncé l'"obstination" de Moscou à poursuivre la guerre.

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a "condamné fermement" l'attaque et appelé à la "désescalade" et à un cessez-le-feu.

Le ministère russe de la Défense a, lui, parlé d'une "frappe massive" menée "en réponse aux attaques terroristes du régime de Kiev contre des infrastructures civiles", assurant que c'étaient des "entreprises de l'industrie militaire et des sites énergétiques" qui avaient été visés dans Kiev et sa région.

- Réfugiés dans le métro -

Dans les rues de Kiev, les habitants ont afflué vers les abris, parfois un matelas sous le bras. Quelque 52.000 personnes, dont 4.500 enfants, se sont réfugiés dans le métro, la plus grande affluence constatée de nuit ces dernières années, selon l'opérateur du métro de la capitale.

"Il y eu trois frappes ici. La moitié du bâtiment est détruite, le toit n'existe plus", a dit Sabina Mambetova, 32 ans, dont l'appartement a été détruit. "Il y a eu beaucoup de frappes auparavant, mais c'est la première fois que c'est comme ça", a-t-elle dit à l'AFP, parlant d'un "véritable cauchemar".

"J'ai attrapé mon enfant et couru vers un abri, dont je ne suis pas sorti avant ce matin. Beaucoup de mes proches ne répondent pas. Maintenant, nous essayons de joindre tout le monde", a expliqué Karina Taran, 25 ans, qui confie avoir cru vivre sa dernière heure.

En représailles aux frappes russes, l'Ukraine a multiplié les attaques sur les raffineries et dépôts de pétrole en Russie, provoquant des pénuries de carburant dans la pays.

Dans la nuit de mercredi à jeudi en Russie, un civil a été tué dans la région de Belgorod, frontalière de l'Ukraine, et un autre dans la région de Nijni Novgorod, à 400 km à l'est de Moscou, dans des attaques de drones ukrainiennes, selon les autorités locales.

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