The Hong Kong Telegraph - Zelensky estime que la Russie n'a pas "changé d'attitude" après des frappes sur l'Ukraine

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Zelensky estime que la Russie n'a pas "changé d'attitude" après des frappes sur l'Ukraine

Zelensky estime que la Russie n'a pas "changé d'attitude" après des frappes sur l'Ukraine

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé jeudi que la Russie n'avait pas "changé d'attitude" après de nouvelles frappes nocturnes qui ont fait de nouvelles victimes en Ukraine, malgré une relance de la diplomatie après une visite de l'émissaire américain Steve Witkoff.

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L'envoyé spécial de Donald Trump s'est entretenu mardi et mercredi d'abord à Oslo avec M. Zelensky et des dirigeants européens puis à Saint-Pétersbourg avec le président russe Vladimir Poutine pour réanimer des pourparlers de paix au point mort depuis le début de l'année.

Après ces rencontres, l'Ukraine comme la Russie se sont dites prêtes à reprendre les négociations directes sous médiation américaine. Moscou a évoqué une date "vers le 10 novembre", tandis que Kiev a plaidé pour des discussions "dès que possible".

En attendant, les deux belligérants ont mené des attaques d'ampleur contre le territoire adverse au cours de la nuit, faisant des victimes.

En Ukraine, 21 missiles balistiques et plus de 200 drones russes ont visé plusieurs régions dont la capitale, Kiev, endommageant notamment des installations énergétiques et faisant au moins deux morts et 34 blessés, a rapporté le président Zelensky.

"Presque immédiatement après une nouvelle série de pourparlers, la Russie a lancé une attaque ciblée. Cela signifie qu'il n'y a pas eu de véritable changement dans son attitude face à tout ce qui se passe", a-t-il estimé.

La Russie a de son côté rapporté avoir abattu au cours de la nuit au moins 808 drones ukrainiens au-dessus d'une vingtaine de régions et de la Crimée annexée, qui ont fait plusieurs blessés.

- "Jamais aussi proche" -

Mercredi à Saint-Pétersbourg, l'émissaire américain Steve Witkoff avait déclaré être venu avec de "nouvelles idées" pour tenter de trouver une issue à la guerre lancée en 2022. Il s'est félicité de discussions "constructives" mais reconnu qu'il restait "un travail important à accomplir."

Le président américain Donald Trump, qui avait promis lors de sa campagne présidentielle de mettre fin au conflit "en 24 heures", s'est de son côté voulu optimiste et a assuré qu'un dénouement était "proche".

"L'autre jour, je parlais avec Vladimir Poutine du règlement de sa guerre avec l'Ukraine, et je pense qu'on s'en rapproche d'ailleurs. Peut-être que nous n'en avons jamais été aussi proches", a-t-il dit.

Le Kremlin avait pourtant tempéré les attentes dès mercredi en estimant que les propositions formulées par Kiev et les Européens à Oslo "ne comportaient pas grand-chose".

Des négociations entre Russes, Ukrainiens et Américains avaient déjà eu lieu en 2025, sans avancées concrètes. Elles avaient été suspendues après le début de la guerre au Moyen-Orient déclenchée par Washington et Israël.

Les positions de Moscou et Kiev restent diamétralement opposées: l'Ukraine plaide pour un arrêt des combats immédiat aux positions actuelles comme prélude aux négociations, tandis que la Russie veut un accord sur le fond avant tout cessez-le-feu.

Les discussions butent sur la question des territoires: la Russie réclame notamment que l'armée ukrainienne se retire des territoires qu'elle tient encore dans la région de Donetsk (est), ce que Kiev considère comme inacceptable.

- Tensions Trump-Zelensky -

Au-delà de l'Ukraine, le Kremlin veut aussi discuter avec les Etats-Unis de l'architecture de la sécurité en Europe et notamment de l'élargissement de l'Otan jusqu'aux frontières russes, ce que Moscou considère comme une menace existentielle.

Selon Iouri Ouchakov, le conseiller diplomatique du Kremlin, une potentielle rencontre à trois entre Vladimir Poutine, Donald Trump et Xi Jinping est en préparation en marge du sommet de l'APEC en novembre en Chine.

Il s'agirait de la première rencontre trilatérale dédiée entre les dirigeants des trois plus grandes puissances mondiales.

La relance des efforts diplomatiques autour de l'Ukraine intervient dans un contexte de vives tensions entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump, qui se sont échangés des critiques par médias interposés.

Le président américain reproche à M. Zelensky ses frappes sur les raffineries russes, ce qui aggrave selon lui la pénurie mondiale de carburant et participe à l'envolée des prix. Il l'accuse également de ne pas vouloir d'un accord de paix négocié avec Moscou.

M. Zelensky dénonce de son côté l'accord conclu entre Moscou et Washington pour la fourniture de quantités massives de diesel sur les marchés et la levée de certaines sanctions visant Moscou.

Cette querelle avait mené ces derniers jours à un arrêt des alertes précoces américaines avertissant l'Ukraine des missiles russes en approche et à des limitations du réseau satellitaire Starlink de SpaceX, crucial pour l'armée ukrainienne.

Les Etats-Unis avaient toutefois démenti tout changement dans leur soutien à l'Ukraine.

莊-X.Zhuāng--THT-士蔑報