The Hong Kong Telegraph - Le guide suprême iranien met en garde les États-Unis et Israël contre une reprise de la guerre

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Le guide suprême iranien met en garde les États-Unis et Israël contre une reprise de la guerre
Le guide suprême iranien met en garde les États-Unis et Israël contre une reprise de la guerre / Photo: - - AFP/Archives

Le guide suprême iranien met en garde les États-Unis et Israël contre une reprise de la guerre

Le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a mis en garde samedi les États-Unis contre de nouvelles frappes, à l'heure où se multiplient les spéculations sur une reprise de la guerre au Moyen-Orient.

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Le président américain Donald Trump et son allié israélien Benjamin Netanyahu vont-ils de nouveau cibler la République islamique ?

Ils ont agité la menace ces dernières semaines, et des informations de presse évoquent une possible campagne militaire courte et intense après les élections américaines de mi-mandat prévues mardi.

"Le président n'a pris aucune décision", a commenté le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio depuis Atlanta, où se tient le G20, tout en ajoutant que M. Trump privilégiait une "solution diplomatique" malgré ses récents propos.

Plus tôt, l'ayatollah Mojtaba Khamenei avait averti "d'une riposte immédiate, puissante et sans limite géographique" en cas de nouvelle frappe.

"Si les ennemis lancent à nouveau des attaques militaires ou terroristes, ce sont les forces armées de la République islamique et le peuple iranien qui détermineront le moment et les conditions de leur fin", a souligné dans un communiqué écrit le guide suprême, resté invisible depuis sa nomination début mars.

Il a aussi ordonné aux responsables militaires de mettre à jour la liste des cibles afin d'y inclure "tous les types d'actifs matériels et immatériels appartenant à l'ennemi américano-sioniste".

L'Iran a déjà menacé de s'en prendre aux centres de données et systèmes d'intelligence artificielle, tout comme aux câbles sous-marins dans le stratégique détroit d'Ormuz.

- "On attend la guerre" -

Alors que des tractactions sont en cours sous l'égide du médiateur qatari, le chef de la diplomatie Abbas Araghchi a dit "ne pas voir la nécessité d'une rencontre avec les Américains".

"Si les Etats-Unis acceptent les conditions de l'Iran, alors Téhéran décidera si les négociations doivent être directes ou indirectes", a ajouté le ministre, dans des propos sur la chaîne Al Jazeera rapportés par l'agence officielle Irna.

Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Mohsen Rezaï, a lui salué un "changement de ton" dans la lettre que lui a adressée le vice-président américain JD Vance, y voyant un "bon signe".

Dans les rues de Téhéran, la possible reprise d'une guerre d'ampleur est dans toutes les têtes.

"Malheureusement nous sommes un peuple qui, d'une certaine manière, attend la guerre, tout simplement parce que nous vivons dans l'entre-deux depuis un an", témoigne pour l'AFP Farima, 62 ans.

Ebrahim, lui, n'est pas inquiet: "nous ne craignons pas une autre guerre, cela fait 48 ans que nous sommes en guerre", lance ce vendeur quadragénaire, en référence à l'avènement de la République islamique en 1979.

- Nouveau pétrolier "en feu" -

Après 40 jours de bombardements israélo-américains, un cessez-le-feu avait été conclu en avril suivi d'un protocole d'accord irano-américain en juin, mais la fragile entente a volé en éclats cet été, avec au coeur du conflit le détroit d'Ormuz.

L'Iran, qui revendique le contrôle de cette voie maritime cruciale pour le transport mondial d'hydrocarbures, y cible régulièrement des navires s'y aventurant sans son autorisation.

Samedi encore, un pétrolier "a pris feu après avoir heurté des mines", a affirmé l'armée, citée par la télévision d'Etat, Washington assurant de son côté avoir en grande partie déminé la zone.

Les yeux sont désormais tournés vers le scrutin américain, que le Parti républicain aborde avec fébrilité.

La cote de confiance de Donald Trump est au plus bas, les Américains le tenant responsable du coût élevé de la vie, alors que la guerre a ébranlé l'économie mondiale et fait flamber les cours du pétrole.

Le dirigeant israélien Benjamin Netanyahu a, lui, déjà reçu le verdict des urnes: à l'issue de législatives âprement disputées le 27 octobre, son camp est arrivé en tête devant le bloc principal de l'opposition mais loin de la majorité pour garder le contrôle du Parlement.

Sont désormais attendues plusieurs semaines de négociations, durant lesquelles il restera Premier ministre par intérim.

Au soir du scrutin, il a jugé qu'Israël avait "une opportunité historique unique" avec le président américain d'"éliminer définitivement la menace existentielle" de la République islamique.

喬-H.Qiáo--THT-士蔑報