Quotidien : Salhia Brakhlia critique Maud Bregeon et Édouard Philippe sur la présidentielle
À quelques mois de la présidentielle, Salhia Brakhlia a décidé de passer au crible une petite phrase d’Édouard Philippe. Dans Quotidien, lundi 2 novembre 2026, la journaliste est revenue sur les propos tenus par l’ancien Premier ministre au 20 Heures de TF1 à propos des pillages du 17 octobre.
À quelques mois de la présidentielle, Salhia Brakhlia a décidé de passer au crible une petite phrase d’Édouard Philippe. Dans Quotidien, lundi 2 novembre 2026, la journaliste est revenue sur les propos tenus par l’ancien Premier ministre au 20 Heures de TF1 à propos des pillages du 17 octobre. Il avait évoqué “un nombre important de jeunes Français, sans doute, que je considère comme des Français, issus de l'immigration”.
Une formulation qui a immédiatement fait bondir la chroniqueuse. Salhia Brakhlia commence alors par décortiquer chaque mot.
Elle rappelle qu’Édouard Philippe dit s’appuyer sur “les images” des pillages. “Voici des images de pillages du 17 octobre. Je vous mets au défi de me dire de quelle origine nationalité sont ces pilleurs”, lance-t-elle.
D’après elle, impossible de déduire une origine ou une nationalité simplement en regardant des vidéos. Elle ironise même sur l’idée de trier les personnes d’après leur couleur de peau pour tenter de deviner leurs origines familiales.
Salhia Brakhlia démonte les propos d’Édouard Philippe La journaliste s’arrête ensuite sur l’expression “un nombre important”. De combien de personnes ils parlent ?” Elle reproche à Édouard Philippe de ne donner “aucun chiffre”, “aucune proportion” ni élément factuel permettant d’étayer son affirmation.
Salhia Brakhlia souligne aussi l’emploi du mot “sans doute”, estimant que l’ancien Premier ministre reconnaît lui-même ne pas disposer de certitudes. Pour elle, passer de quelques images à une conclusion sur l’intégration pose donc un problème majeur.
Pour appuyer sa démonstration, la journaliste cite ensuite Gérald Darmanin. Le ministre de la Justice expliquait que les profils des personnes impliquées dans les pillages étaient très variés : certains venaient de quartiers difficiles, d’autres travaillaient, certains avaient des problèmes financiers tandis que d’autres non. Il évoquait surtout une “sociologie extrêmement disparate” et rappelait que de nombreuses personnes interpellées avaient un casier judiciaire vierge.
Des éléments qui, d’après Salhia Brakhlia, contredisent toute lecture simpliste des violences. Maud Bregeon également dans le viseur Mais la séquence ne s’arrête pas là.
La journaliste diffuse ensuite une déclaration de Maud Bregeon sur franceinfo. La porte-parole du gouvernement, également soutien d’Édouard Philippe, affirme qu’il aurait “dit tout haut ce que beaucoup de Français pensent tout bas”, avant d’évoquer “un problème d’intégration” en France. Salhia Brakhlia reproche là encore l’absence de preuve et relève surtout une formule qui lui rappelle directement un vieux slogan politique.
“On rappelle juste à la porte-parole du gouvernement qu'elle vient de citer tranquillement le slogan de Jean-Marie Le Pen en 1984”, lâche-t-elle avant de conclure : “Voilà, c'est dramatique”. Une sortie particulièrement sévère contre Maud Bregeon et Édouard Philippe.
Sur le plateau de Quotidien, Salhia Brakhlia ne se contente donc pas de contester leurs propos : elle accuse deux responsables politiques de premier plan de présenter comme des évidences des affirmations qu’elle juge insuffisamment démontrées.
林-L.Lín--THT-士蔑報