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XV de France: au pays de Galles, grandir dans la continuité
XV de France: au pays de Galles, grandir dans la continuité / Photo: GEOFFROY VAN DER HASSELT - AFP

XV de France: au pays de Galles, grandir dans la continuité

Faux pas interdit: dans l'antre d'un pays de Galles moribond, le XV de France va devoir confirmer dimanche les promesses affichées contre l'Irlande et monter en régime, dans sa quête annoncée d'un onzième Grand Chelem dans le Tournoi des six nations.

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Les bases ont été posées à Saint-Denis en ouverture de la compétition, lorsque les Français ont surclassé des Irlandais loin de leurs standards. Le sélectionneur Fabien Galthié compte s'appuyer sur elles pour continuer à bâtir, sous le toit fermé du Principality Stadium de Cardiff, à 20 mois du Mondial 2027 en Australie.

Pour ce match joué dans ce qu'il a qualifié de "plus beau stade du monde", faisant au passage l'éloge des "choeurs gallois" qui donneront au rendez-vous de dimanche (16h10) une "dimension émotionnelle très forte à vivre et à traverser", le sélectionneur a reconduit 13 des 15 vainqueurs de Saint-Denis.

Seule la paire de centres changera et il faudra baisser les yeux sur la carte de France pour trouver les deux hommes chargés d'animer et densifier le centre du terrain: privé de Yoram Moefana et Nicolas Depoortere, le duo de Bordeaux et sa banlieue béglaise, le staff tricolore s'appuiera sur deux Béarnais, Emilien Gailleton (22 ans, 11 sélections) et le bizuth Fabien Brau-Boirie (20 ans).

Incarnation d'une formation paloise étincelante, Brau-Boirie sera évidemment scruté pour ses grands débuts, tout comme le troisième centre placé sur le banc, le Parisien Noah Nene (21 ans, 0 sél.).

- Classique -

Sinon ? Du classique, d'abord, avec la star Antoine Dupont à la mêlée et au capitanat, l'arrière aux pieds de footballeur Thomas Ramos, l'ailier aux jambes de feu Louis Bielle-Biarrey et ses 22 essais en 23 apparitions, ou encore le troisième ligne aux bras montés comme des sécateurs François Cros.

Mais aussi des hommes moins installés à leurs postes, avec Matthieu Jalibert à l'ouverture, Charles Ollivon en deuxième ligne ou Dorian Aldegheri comme pilier droit, tous là pour confirmer après avoir assuré alors qu'ils étaient attendus contre l'Irlande.

L'opposition qu'offrira le XV du Poireau chez lui semble constituer le terrain de jeu idéal pour travailler, s'amuser, peaufiner les automatismes naissants et, accessoirement, regagner le continent avec un deuxième succès bonifié en autant de journées.

Le pays de Galles, en déclin constant depuis son dernier sacre en 2021, n'a plus gagné dans le Tournoi depuis mars 2023 (29-17 contre l'Italie), enchaînant 12 revers consécutifs dans cette compétition, symbole d'un rugby national en décrépitude.

De quoi transformer l'affrontement de dimanche en festival offensif ? "Je me souviens qu'en 2022, on nous annonçait aussi grands favoris, et on gagne de vraiment pas beaucoup, un match serré (13-9, NDLR), (...) parce que c'est toujours compliqué de venir gagner ici et encore plus quand on pense que ça va être facile", a tempéré Dupont samedi après l'entraînement du capitaine.

"On vient de faire un gros match contre l'Irlande, on vient de gagner, on s'est bien lancés. Si on le prend par-dessus la jambe ça frôle la faute professionnelle. Je ne peux pas l'imaginer un seul instant", a voulu calmer l'entraîneur de l'attaque Patrick Arlettaz dans la semaine.

- Bruit de fond ? -

Le Catalan a dit "se méfier beaucoup de cette équipe du pays de Galles", et Galthié a mis en garde ses jeunes éléments contre "l'ambiance très particulière" de l'ex-Millenium Stadium, "où il n'y a pas de surhomme".

Si les 75.000 places ne devraient pas être occupées au moment du coup d'envoi, à cause des défaites à répétition des coéquipiers de l'arrière Louis Rees-Zammit, seule star restant chez des Dragons qui ne crachent plus beaucoup de feu, le vacarme devrait tout de même être au rendez-vous.

Suffira-t-il pour couvrir le chahut causé par les soupçons pesant sur les Toulousains Antoine Dupont et Anthony Jelonch, dont les contrats d'images ont été mis en cause par une enquête du journal L'Equipe en début de semaine ?

"C'est vrai qu'en interne, c'est un sujet qui existe", a concédé Galthié, alors que Dupont a lui refusé de s'étendre sur la question, indiquant samedi que son "énergie et (son) focus sont 100% dédiés à l'équipe de France" et assénant ne pas avoir "d'énergie à perdre sur ça".

莊-X.Zhuāng--THT-士蔑報