The Hong Kong Telegraph - Ligue 1: Paris miraculé mais toujours au ralenti à Lille

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Ligue 1: Paris miraculé mais toujours au ralenti à Lille
Ligue 1: Paris miraculé mais toujours au ralenti à Lille / Photo: Sameer AL-DOUMY - AFP

Ligue 1: Paris miraculé mais toujours au ralenti à Lille

Bousculé, mené, mais jamais abattu, le Paris SG a arraché un match nul dans les derniers instants à Lille (2-2) vendredi en ouverture de la deuxième journée de Ligue 1, comme à Rennes la semaine dernière.

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Le début de saison du Paris Saint-Germain ressemble curieusement à un jeu des sept erreurs: à Rennes comme à Lille, il a longtemps été en manque d'idées et d'énergie, a été au bord du gouffre en étant mené 2 à 0, avant de s'en sortir au prix d'une abnégation admirable.

Le coup est passé encore plus près au stade Pierre-Mauroy, où l'égalisation de Marquinhos est intervenue lors de la toute dernière action du match.

D'un côté, ce résultat souligne une force mentale digne d'un double champion d'Europe, déjà entrevue lors de la Supercoupe d'Europe face à Aston Villa (2-1), première rencontre de sa saison. De l'autre, il masque quelque peu ses difficultés du début de saison, avec un effectif loin de son meilleur niveau physique et technique, qui enchaîne un troisième match sans victoires, en ajoutant le Trophée des champions à Lens (1-0).

Le club parisien cherche donc toujours son premier succès sur une scène nationale qu'il domine outrageusement depuis 2011 et l'arrivée dans la capitale de QSI, propriété du fonds souverain du Qatar, avec onze trophées sur 14 possibles.

- L'audace lilloise -

Bien sûr, la saison débute seulement et Paris sera davantage attendu au printemps prochain, à l'heure où les titres se jouent, notamment celui en Ligue des champions, qu'il convoite pour la troisième saison de suite.

Mais le double champion d'Europe sait qu'il ne peut pas se permettre de faire durer une série sans succès trop longtemps au vu de son statut et de la pression qui l'entoure au quotidien.

D'autant que des points communs se dessinent entre ses dernières rencontres. Comme à Lens puis à Rennes, les joueurs de Luis Enrique ont démarré bien trop timidement ce match, pris dans l'intensité, parfois transpercés au milieu de terrain et inoffensifs.

Au contraire, le Losc a débuté le match plein d'envie et d'audace, osant parfois des sorties de balle que peu d'équipes du championnat auraient tentées.

Les joueurs de Davide Ancelotti ont développé un football sans complexe, avec Nabil Bentaleb à la construction, Ethan Mbappé en accélérateur, intenable sur son aile droite face à Warren Zaïre-Emery - préféré à Lucas Hernandez et Lucas Digne - et Hakon Haraldsson à la conclusion.

Le meneur de jeu islandais a ouvert le score d'un but splendide (21e), avec deux inspirations dans la construction: d'abord une passe audacieuse d'Alexsandro qui a transpercé le milieu de terrain parisien, puis une autre délicieuse d'Olivier Giroud, qui a déstabilisé la charnière centrale Marquinhos-Pacho. La finition du milieu offensif islandais n'était pas moins belle.

- Temps additionnel de folie -

Haraldsson a même failli doubler le score à la conclusion d'une action pleine de spontanéité et d'initiative lancée par une touche rapidement jouée de Tiago Santos dans la profondeur pour... Ethan Mbappé, encore lui (41e).

En face, malgré une maîtrise sans partage du ballon et du tempo de la rencontre à partir de la demi-heure de jeu, et plus encore en deuxième période, Paris a longtemps buté, tentant sa chance de loin par Vitinha (31e, 54e, 65e, 67e, 77e).

Comme au Roazhon Park, Luis Enrique a bien tenté de relancer son équipe en faisant entrer à la mi-temps Khvicha Kvaratskhelia, dernière victime au coup d'envoi du durcissement de la concurrence voulu par l'entraîneur espagnol. Sans effet cette fois.

Arrivé en milieu de semaine à Lille, Dilane Bakwa a même donné aux Dogues davantage de marge avec une nouvelle frappe en pleine lucarne, alors qu'il était pourtant quasiment à l'arrêt (84e).

Mais les Parisiens n'ont pas abdiqué et Vitinha a cette fois trouvé la mire, y allant de sa propre frappe en pleine lucarne (90e+1). Avant de conclure leur remontée in extremis par un but de leur capitaine Marquinhos (90e+5). Le PSG quitte le stade Pierre-Mauroy avec un match nul miraculeux, Lille plein de regrets.

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