Women XV Global Series: "gagner en vécu collectif", vise le sélectionneur des Bleues François Ratier
Six matches, dont quatre contre les Blacks Ferns néo-zélandaises, avec un premier rendez-vous samedi à Lyon: le XV de France féminin aura un automne studieux, avec les Women XV Global Series. Et le sélectionneur François Ratier s'en réjouit, pour gagner "en vécu collectif" d'ici le Mondial-2029 en Australie.:
Question: Comment abordez-vous cette compétition, sans classement ni trophée ?
Réponse: "La volonté de World Rugby avec cette compétition, c'est de fournir plus de matchs de haut niveau avant la Coupe du monde (NDLR: en 2029 en Australie). Ça nous donnera 30 matchs de préparation de haut niveau, c'est significatif. Et ces deux mois pour ces Global Series 2026 seront très importants pour avoir du vécu collectif et étendre notre profondeur d'effectif. Pour aller jusqu'à la Coupe du monde, il faudra une cinquantaine de joueuses capables de jouer pour cette équipe de France".
Q: Vous démarrez par les Néo-Zélandaises, N.2 mondiales. Un gros défi ?
R: "Oui, très belle équipe ! La Nouvelle-Zélande, c'est une équipe qui était championne du monde pratiquement à chaque fois, mais qui a lâché un petit peu parce qu'elles avaient changé leur style de jeu, pas pour le meilleur. Et là, elles sont revenues sur un style qui leur correspond plus. C'est une équipe qui vient de repasser deuxième mondiale, en battant le Canada au printemps. Elles sont de retour et leurs ambitions sont affichées".
Q: Sont-elles un modèle à suivre ?
R: "Non, ce n'est pas un modèle. On croit en nos convictions. On a commencé à mettre en place un projet de jeu dans le Tournoi des six nations (NDLR: deuxième place derrière les championnes du monde anglaises). Et ce qu'on vise c'est plus de précision, plus de constance dans ce qu'on fait. Ce n'est pas très français. Ce n'est pas dans notre ADN d'être toujours répétitif, répétitif, répétitif, mais parfois, il faut l'être. Et elles commencent à comprendre à quoi ça sert".
Q: Pauline Bourdon-Sansus capitaine, pour remplacer Manae Feleu, absente: choix difficile ?
R: "Non, c'était une évidence comme capitaine. Pauline, elle peste souvent, mais c'est quelqu'un qui travaille beaucoup sur cet aspect-là. Elle est caricaturée parfois comme quelqu'un qui parle aux arbitres, qui râle tout le temps. Mais ce n'est pas si vrai que ça. Elle coche beaucoup plus de cases d'un grand capitaine que l'inverse. Donc, oui, c'était une évidence. Et il ne faut pas qu'elle change !"
Propos recueillis en conférence de presse
林-L.Lín--THT-士蔑報